La plupart des hôteliers seront d’accord pour dire que des solutions « Cloud » sont nécessaires. Ce n’est pas nouveau. Ils y croyaient depuis presque une décennie déjà. Par contre, le taux de pénétration de solutions hôtelières basées sur le Cloud est seulement de 1% voire moins dans certaines chaînes.

Pourquoi la « révolution Cloud » ne s’est pas produit alors ?

La réponse est que la première génération de logiciels hôteliers cloud ne faisaient rien de fondamentalement différent par rapport aux logiciels existants. Cette première génération de logiciels hôteliers cloud n’était au fait simplement les systèmes existants accessible depuis Internet. L’interface utilisateur tournait dans un navigateur web au lieu d’une fenêtre d’application de type type « desktop » mais sinon avec tous les problèmes connus des systèmes existants toujours présent :

● installation et configuration complexe et chère;
● des systèmes fermé et propriétaire;
● intégration avec d’autres composants complexe ou impossible;
● haute dépendance sur un seul éditeur;
● étendre le système – si possible – requiert du développement sur mesure onéreux.

De plus, les systèmes cloud manquaient souvent de fonctionnalités pourtant présent dans les systèmes existants. Les éditeurs de systèmes cloud n’avaient généralement pas une infra-structure de commercialisation et de support ou un réseau de partenaires dont jouissent les éditeurs des systèmes existants généralement.

Bref, il n’y avait pas assez d’encouragement pour les hôtels ou les chaînes d’hôtels de franchir le cap vers le cloud.

Donc si les systèmes cloud ne sont pas la solution, laquelle l’est ?

Regardons les environnements de progiciels ayant le plus de succès de nos jours. Notez le terme « environnement » car nous ne parlons plus d’un éditeur unique pas plutôt un eco-système d’éditeurs qui sont complémentaires les uns aux autres. Un exemple de ces eco-systèmes tourne autour de la plate-forme cloud de SAP HANA ici : https://www.sapappcenter.com .

SAP fournit les fonctionnalités ERP standards mais – plus important – pas moins de 1 372 autre sociétés ont développé des applications qui se greffent sur l’environnement de manière simple et fluide. Par exemple : auditng, gestion de leads, services RH, gestion de temps et des centaines d’autres. Donc en tant qu’utilisateur SAP, vous n’utilisez pas forcément tous les modules de SAP. Est-ce que le module RH est trop encombrant ? Pas de souci, il suffit de le désactiver et en utiliser un des multiples autres disponibles dans le « App Store » SAP à la place. Tous qui ont déjà utilisé les app stores de Apple ou Google savent déjà comment ça fonctionne.

L’écosystème autour de salesforce.com ( https://appexchange.salesforce.com ) est un autre excellent exemple d’une plate-forme orienté métier avec plus de 3 000 apps pour étendre le système de base. Ici également, le process pour ajouter une application est une question de quelques clics. Des termes comme « interface » disparaissent tout simplement.

Un troisième écosystème que l’on a tendance à oublier mais nous l’avons presque tous déjà utilisé est l’environnement Microsoft Office. D’innombrables plugins et add-ons peuvent se greffer directement dans Word, Excel, Outlook et autres. Au fait, ces produits eux-mêmes sont tellement bien intégrés les uns aux autres qu’ils donnent l’impression de travailler avec un seul produit.

Par contre, il n’existe pas de tel écosystème pour les métiers de l’hôtellerie et du tourisme aujourd’hui. Il y en aurait bien besoin pourtant. Inutile de préciser qu’un seul éditeur ne pourra bâtir un tel écosystème. Il faudra un consortium de 5 à 10 sociétés innovantes pour lancer un écosystème commun bien qu’une société devrait probablement servir comme colonne vertébrale de l’ensemble. Mais ce sera seulement le cas au début. Dans l’année qui suit, peut être 50 autres sociétés développeront des applications pour cet écosystème du tourisme et les vendront via l’app store commun.

Donc est-ce que les systèmes cloud pour l’hôtellerie referont surface en tant qu’écosystème ?

Non.

On ne peut pas « boulonner » un écosystème sur des logiciels existants. On ne peut pas migrer un système cloud propriétaire vers un écosystème oouvert. De la même manière que l’on ne peut pas simplement migrer un système hôtelier existant vers le cloud même si beaucoup l’ont tenté.

La fondation de ce type d’écosystème est l’ouverture, dès le début. Le système entier doit être développé de telle manière que virtuellement toutes les facettes de l’écosystème peuvent être accédé et modifié par tous les autres apps tant que certaines règles métiers sont maintenues. Ainsi, l’intégration avec d’autres systèmes n’est pas une fonctionnalité à bâtir après. Ces fonctionnalités sont fondamentales et font le cœur de l’écosystème.

Les « techies » appellent cela un API (Application Programming Interface) publique. C’est une manière de dire que l’intégration n’est pas un accessoire; c’est le souci central.

Il est peu probable que l’app store du toursime atteindra les 2,2 million d’apps dans celui d’Apple ou les 3 millions dans le Google Play Store mais une chose est certaine : le consortium fondateur de cet app store n’aura qu’un petit part des applications. Des 2,2 millions d’application dans l’Apple App Store, seulement 47 viennent d’Apple directement. Donc la dépendance non voulu qu’a un hôtelier aujourd’hui avec par exemple Oracle, ne sera plus un problème. Si l’hôtel veut un autre application pour la partie housekeeping, ils peuvent désactiver leur module actuel et en prendre un autre. S’ils veulent par exemple des fonctionnalités pour auberge de jeunesse, ils pourront chercher dans l’app store, vérifier les retours et évaluations des autres et les tester. S’ils ont besoin d’une application de réservation pour des sorties de safari mais aucune existe, ils peuvent commander le développement auprès d’un des milliers des petites structures de développement capable de bâtir des application sur mesure basé sur des APIs publics. L’extensibilité est sans fin.

Donc où puis je acheter sur un écosystème axé sur les métiers de l’hôtellerie et du tourisme ?

Il est encore un peu tôt pour cela. Quelques sociétés orienté sur le futur commencent à mettre ensemble les premières pièces du puzzle et à bâtir des consortiums. Par contre le temps nécessaire à un écosystème d’atteindre un niveau de maturité acceptable est beaucoup plus court qu’on ne le croit. En effet, les systèmes classiques croissent de manière linéaire, de la version 1 à la 2 puis la 3. Un écosystème crois de manière exponentielle quand de plus en plus d’éditeurs rejoignent la plate-forme. Donc au lieu d’attendre 10 ans pour un nouveau système pour rattraper le retard pris avec les systèmes existants, une chaîne d’hôtels n’aura peut-être besoin de n’attendre qu’un an pour remplacer son système existant par un écosystème moderne et ouvert.

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Les logiciels d’hôtellerie en mode « Cloud » ont échoué, mais un nouveau paradigme est à l’horizon